Je déteste écrire au stylo bleu. Nous sommes la veille de *** ************. Je ne suis pas sûre de pourquoi mais j'ai choisi de vivre. Je l'ai quitté. Il continue de pourrir ma vie. Il le fera peut-être jusqu'au bout. Mais une part de moi veut bien trop le voir souffrir pour le laisser gagner. * 3 ans de souffrances. 3 mois d'antidépresseurs. 3 heures de train. Il a pris ma force. Il a pris ma confiance en moi. Mon estime de moi. Mon lien avec autrui. Il a tout brûlé. Aujourd'hui, il y a des personnes pour croire en moi, mais moi-même je ne sais pas si je me relèverai. Je me demande encore des...
I don't fucking exist. I am not here. Le contact est une chose absolument impossible Je jette des mots creux sur un corps qui voudrait s'enfuir de mon existence On ne reste que par conventions sociales Je ne suis pas Ni heureuse ni vaillante Je fais juste avec le peu que je trouve Mais la vérité c'est que même face à toi Même en te parlant Je n''ai pas la sensation d'exister Pas la sensation d'exister pour toi Je ne sais pas Je suis fatiguée Je voulais être une amoureuse transie Une meuf cool et stylée Mais je ne suis même pas Être vivante me manque mais ça n'est qu'une drogue On a les sensations...
Nous le savons déjà inconsciemment mais ce fait ne se révèle entièrement qu'à certains éveillés. La réalité n'existe pas. Elle est un mensonge, ou plutôt une représentation imaginée par notre esprit à partir des sens extrêmement limités et dysfonctionnels dont nous avons usage quotidien. Le temps lui-même est un concept imaginé à partir de cycle de lumière et obscurité que nous croyons observer à travers nos "sens". Tout cela est profondément pathétique et endémique d'une espèce imaginaire que nous nous sommes inventés par commodité et ignorance: l'humain. L'humanité est un concept basé lui aussi...
Je suis vide. Depuis quand? Quand la vie adulte a tué qui j'étais; Quand la vie adulte a poignardé l'enfant; Quand l'amitié a disparu; Quand les fantômes ont déchiré mon coeur; Je suis toujours là gisante au sol en sang en sang rouge de la trahison des émotions dans la rue glaciale sous la pluie pendant que j'entends pérorer et moquer ma pauvre chaire pathétique; Je ne veux plus mourir sans fin je veux une fin simple et rapide et m'épargnant cette souffrance infinie qui me dévore l'âme grandissante grandissante jusqu'au vide; Effroyable monstruosité qu'est l'existence je ne me souviens plus je...
La haine me submerge Elle me noie Dans son flot de tripes Et de pensées glauques J'aimerais Contempler Mes entrailles Ressentir la douleur De mes entailles Au coeur Écorche mon visage Crée-moi une bouche Que je puisse crier
Le Silence Ce n'est pas le silence Le Silence Ce n'est pas l'absence De son C'est un son porté Qui ne porte rien Comme un train Glissant au vent Un long et lent murmure Partout Je cherche le silence Mais je ne trouve que le Silence Il est assourdissant Et ne porte que le vide
Réflexions sous Proz: Expérimentations personnelles en série du caractère débilisant du traitement psychomédicamenteux
Mon esprit.
Cela fait maintenant 1 mois que je suis sous Fluoxétine, que les gens normaux connaissent aussi sous le nom de Prozac. Depuis des années en général, pour des raisons personnelles mais aussi "philosophiques" si je peux me permettre ce mot, je vis la tête dans un trou noir. Il semblerait que je sois en dépression. Alors quand ça dure aussi longtemps y a des "hauts" (relativement) et de grands bas (objectivement). Et récemment une avalanche supplémentaire d'emmerdes me sont tombées dessus. J'ai craqué mentalement, notamment sous la pression extérieure que je subissais et subis encore un...
Je n'existe pas et je tiens pas à exister. Parce qu'on existe qu'auprès des autres. Toujours la même rengaine. Devoir comprendre les autres. Devoir s'ouvrir aux autres Pour leur permettre De se repaître De nous. De nos angoisses de nos peurs de nos pleurs de nos incertitudes. Je n'en ai cure. Laissez-moi plutôt crever dans mon coin Je ne vous demanderais plus rien. Je ne serai plus rien. Vous n'êtes déjà plus rien Pour moi. Avoir de l'espoir Pour une âme sur un trilliard Qui ne se doutera jamais de rien Du début jusqu'à ma fin. Il y a une forme de désespérance À s'accrocher au vide
Carnet pour plus tard: p o u r q u o i (04-04-2024)
p o u r q u o i i l f a u t t o u j o u r s q u j e s o i s m o r t e à l ' i n t é r i e u r ? l' a t t e n t e e s t l o n g u e n o s v i e s s o n t d e s c o n s t r u c t i o n s s o c i a l e s l a l u m i è r e e m b a u m e m a s o u f f r a n c e l e s m o r t s e m m e r d e n t l e s v i v a n t s j' é c r i s u n i q u e m e n t p o u r n e p a s d e v e n i r f o l l e c o m m e u n e é t o i l e, t u m e v o i s m a i s j e s u i s d é j à é t e i n t e l e s m o t s n e s o n t p l u s d e s m o t s, c e s o n t d e s l e t t r e s l e s l e t t r e s n e s o n t p l u s d e s l...